Analyse des Morales du Livre Septième , Jean de la Fontaine

Découvrez le septième livre des Fables, une œuvre dédiée à Madame de Montespan, où l'injustice des Animaux malades de la Peste et l'hypocrisie de la Cour du Lion dévoilent les rouages sombres de la vie sociale et politique.

ROMANS

RÉSUMÉ DE L'OEUVRE

Le Livre VII des Fables de Jean de La Fontaine, dédié à Madame de Montespan, marque une évolution majeure dans l’œuvre du poète par des récits plus longs, une structure plus complexe et une satire sociale et politique particulièrement acerbe.

Ce recueil s’ouvre par l'un des chefs-d'œuvre de la littérature mondiale, « Les Animaux malades de la Peste », qui dénonce avec une ironie cinglante l'injustice judiciaire et l'hypocrisie des puissants qui sacrifient les plus faibles pour se dédouaner de leurs propres crimes.

Cette critique de la vie de cour et de la flatterie se poursuit dans « La Cour du Lion », où La Fontaine dépeint l'espace royal comme un lieu de danger permanent pour qui ne maîtrise pas l'art du compromis ou du silence.

L'auteur explore également avec profondeur les illusions et les vanités de l'esprit humain, notamment à travers la figure emblématique de Perrette dans « La Laitière et le pot au lait », symbole de la fragilité des rêves bâtis sur l'imagination, ou encore par l'agitation stérile décrite dans « Le Coche et la Mouche ».

Le livre interroge notre rapport au destin et à l'ambition, opposant « L’Homme qui court après la Fortune » à celui qui l’attend avec philosophie, tout en fustigeant « L’Ingratitude et l’Injustice des Hommes envers la Fortune ».

La Fontaine y brosse des portraits psychologiques saisissants sur l'égoïsme, comme celui du « Rat qui s’est retiré du monde » dans son fromage, ou sur les conséquences de l'exigence excessive et du dédain dans « Le Héron » et « La Fille ».

La violence des rapports sociaux est illustrée par les luttes intestines des « Vautours et les Pigeons » ou la rivalité des « deux Coqs », tandis que « Le Chat, la Belette et le petit lapin » rappelle cruellement que les litiges finissent souvent par profiter au juge plutôt qu'aux plaignants.

Enfin, ce recueil touche à des thématiques plus philosophiques et scientifiques, remettant en question la fiabilité de nos sens dans « Un animal dans la lune » et explorant les dangers de l'inversion de l'autorité dans « La tête et la queue du Serpent », faisant de ce septième livre une méditation dense sur la condition humaine, le pouvoir et la sagesse nécessaire pour survivre dans une société prompte à l'injustice.

Et si une phrase très courte — une morale — servait de déclic pour vous ramener à ce que vous savez déjà, mais que vous n’osiez pas encore formuler ?.

Cet ouvrage n’est pas une étude académique sur le XVIIe siècle ; il est conçu comme un espace d’exploration intérieure et un regard conscient sur la nature humaine. L’autrice-narratrice Céleste y traite les morales du Livre Septième comme des clés universelles, des formules autonomes capables d’éclairer votre réalité, que ce soit dans une salle d’attente, au détour d’une dispute ou lors d’un choix de vie.

Un miroir pour l’âme À travers ces analyses sensibles, vous êtes invité à vous situer et à observer les mécanismes, parfois gênants, que les morales révèlent en vous :

  • Comprendre que la justice des hommes est souvent une construction sociale qui vous rend « blanc ou noir » selon votre rang, et non selon vos actes.

  • Intégrer que la joie n’est pas un hasard, mais la conséquence naturelle d’un regard porté avec plus d’amour sur le monde.

  • Découvrir la sagesse comme un trésor unique qui, contrairement aux richesses matérielles, « n’embarrasse point » et allège l’existence.

  • Apprendre l’art de la mesure pour ne pas tout perdre en voulant trop gagner, surtout quand on a déjà « à peu près son compte ».

  • Distinguer l’étiquette de la vertu (le moine « toujours » charitable) de l’effort réel et quotidien de la charité.

  • Pratiquer la prudence relationnelle en apprenant, face au pouvoir ou aux egos, l’art de « répondre en Normand » pour préserver sa liberté.

  • Cesser de bâtir des « châteaux en Espagne » pour ne pas laisser l’illusion nous faire trébucher sur le chemin du réel.

Grandir en lucidité Ce livre agit comme un miroir qui ne condamne pas. Il nous invite à sortir du réflexe d’accuser le « Sort » ou le « Destin » dès qu’un échec survient, pour mieux assumer notre part de responsabilité. En apprenant à ne plus juger sur le seul rapport de nos sens ou de l’opinion commune, nous accédons à une pensée plus libre et plus juste.

« Puissent ces pages vous aider à mieux comprendre les mouvements humains — les vôtres et ceux des autres — et à cheminer avec compassion vers votre propre lumière. ».

Céleste

POINTS FORTS DE CET OUVRAGE :

  • Approche sensible : Une interprétation personnelle et structurée au plus proche de ce que les textes réveillent en nous aujourd'hui.

  • Morales autonomes : Des maximes traitées comme des boussoles pour s’orienter dans la complexité du quotidien.

4ème de Couverture

ANALYSE DES MORALES DES FABLES - LIVRE SEPTIÈME

JEAN DE LA FONTAINE

  1. Littérature :

En 1678, la littérature française est dominée par le classicisme, mouvement qui valorise la clarté, l’ordre, la raison et la bienséance. Le théâtre connaît un âge d’or avec les tragédies de Racine, dont Phèdre paraît précisément cette année-là, marquant l’apogée de son art dramatique. Molière, bien que décédé en 1673, laisse une empreinte durable avec ses comédies sociales et morales. La prose est marquée par les moralistes comme La Rochefoucauld (Maximes, 1665) ou Madame de La Fayette, dont La Princesse de Clèves (1678 également) inaugure le roman d’analyse psychologique. La littérature est largement influencée par la cour de Louis XIV et son Académie française, garante du bon goût et du style classique.

  1. Peinture :

La peinture en France est fortement influencée par l’académisme et le goût royal. Charles Le Brun, Premier peintre du roi, domine la scène artistique. Il supervise les décors de la Galerie des Glaces à Versailles, commencée en 1678, et incarne l’art au service de la monarchie absolue. Le style baroque français, plus mesuré que le baroque italien, tend vers une mise en scène grandiose mais ordonnée, en accord avec l’esthétique classique du siècle. La peinture historique et religieuse reste privilégiée, souvent empreinte d’allégories glorifiant Louis XIV.

  1. Architecture :

L’architecture française est marquée par l’essor du classicisme monumental sous l’impulsion de Louis XIV. Le chantier du château de Versailles, transformé en symbole du pouvoir royal, est en pleine activité. En 1678, la construction de la Galerie des Glaces débute sous la direction de l’architecte Jules Hardouin-Mansart. Le style architectural est dominé par la symétrie, la monumentalité et les références à l’Antiquité gréco-romaine. L’urbanisme de Paris se modernise également, avec de nouveaux hôtels particuliers et places royales comme la Place des Victoires (projetée à la fin de la décennie).

  1. Sciences et découvertes :

La fin du XVIIe siècle est une période de progrès scientifiques notables en Europe. En 1678, l’opticien néerlandais Christiaan Huygens publie sa théorie ondulatoire de la lumière (Traité de la lumière), une avancée majeure en physique. La science commence à s’institutionnaliser, notamment avec la Royal Society en Angleterre (fondée en 1660) et l’Académie royale des sciences en France (fondée en 1666). La pensée cartésienne influence encore profondément les savants, bien que des critiques émergent. La médecine et l’astronomie progressent lentement, avec des observations de plus en plus précises rendues possibles par le perfectionnement des instruments.

  1. Système politique :

La France est alors une monarchie absolue sous le règne de Louis XIV, qui gouverne depuis 1661 sans principal ministre. En 1678, le royaume sort de la guerre de Hollande (1672–1678), conclue par les traités de Nimègue. Ces accords renforcent le prestige de Louis XIV, qui agrandit le territoire français, notamment avec l’annexion de la Franche-Comté. Le pouvoir royal est centralisé, et l’autorité du roi s’étend à tous les domaines : justice, armée, finances, culture. La noblesse de cour est tenue en laisse à Versailles, tandis que les protestants commencent à subir une politique plus répressive, prélude à la révocation de l’édit de Nantes en 1685.

LE CONTEXTE HISTORIQUE EN 1668

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