OLYMPE DE GOUGES






Biographie
Olympe de Gouges, de son nom de naissance Marie Gouze, née le 7 mai 1748 à Montauban et morte guillotinée le 3 novembre 1793 à Paris, est une femme de lettres, dramaturge et femme politique française. Rédactrice en 1791 de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, elle a laissé de nombreux écrits et pamphlets en faveur des droits civils et politiques des femmes et de l'abolition de l'esclavage des Noirs dans les colonies. Elle est considérée comme l'une des pionnières françaises du féminisme, et est souvent prise pour emblème par les mouvements pour la libération des femmes.
Née dans le Sud-Ouest de la France, Olympe de Gouges commence sa carrière de dramaturge à Paris dans les années 1780. Défenseuse des droits de l'Homme, elle est l'une des premières figures publiques à s'opposer à l'esclavage en France. Ses pièces de théâtre et ses pamphlets couvrent un large éventail de sujets, notamment le divorce et le mariage, les droits de l'enfant, le chômage et la sécurité sociale. Elle accueille favorablement le déclenchement de la Révolution française, mais s'estime déçue lorsque l'égalité des droits n'est pas accordée aux femmes. En 1791, en réponse à la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, elle publie sa propre Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, dans laquelle elle remet en question la pratique de l'autorité masculine et plaide en faveur de l'égalité des droits pour les femmes.
De Gouges était associée aux Girondins modérés et s'opposait à l'exécution de Louis XVI. Ses écrits de plus en plus véhéments, qui attaquaient les Montagnards radicaux de Maximilien de Robespierre et le gouvernement révolutionnaire sous la Terreur, ont conduit à son arrestation et à son exécution par la guillotine en 1793.
Découvrez sa biographie complète :
Bibliographie
Zamore et Mirza, ou l'Heureux naufrage, 1784
Le Mariage inattendu de Chérubin [archive], Séville et Paris, Cailleau, 1786.
L'Homme généreux [archive], Paris, chez l’auteur, Knapen et fils, 1786.
Le Philosophe corrigé ou le cocu supposé, Paris, 1787.
Molière chez Ninon, ou le siècle des grands hommes [1] [archive], 1788.
Bienfaisance, ou la bonne mère suivi de La bienfaisance récompensée, 1788.
Œuvres de Madame de Gouges, dédié à Monseigneur le duc d'Orléans, 2 volumes, Paris, chez l’auteur et Cailleau, (février) 1788 (recueil des premières pièces imprimées avec
préfaces et postfaces, dont Zamore et Mirza et Réflexions sur les hommes nègres).
Œuvres de Madame de Gouges, dédié à Monseigneur le prince de Condé, 1 volume, Paris, chez l'auteur et Cailleau, septembre 1788.
Le Marché des Noirs, manuscrit déposé et lu à la Comédie-Française, 1790.
Le Nouveau Tartuffe, ou l'école des jeunes gens, manuscrit déposé et lu à la Comédie-Française, 1790.
Les Démocrates et les aristocrates, ou les curieux du champ de Mars, 1790.
La Nécessité du divorce, manuscrit conservé à la Bibliothèque nationale, 1790.
Le Couvent, ou les vœux forcés Paris, veuve Duchesne, veuve Bailly et marchands de nouveautés, octobre 1790.
Mirabeau aux Champs Élysées, Paris, Garnery, 1791.
L’Esclavage des Noirs, ou l'heureux naufrage, Paris, veuve Duchesne, veuve Bailly et les marchands de nouveautés, 1792. (Lire le texte).
La France sauvée, ou le tyran détrôné, manuscrit, 1792.
L'Entrée de Dumouriez à Bruxelles, ou les vivandiers, 1793.
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